Avec
Louise Bédard
Stéphanie Cardi
Macha Grenon
Pierre Kwenders

Assistance à la mise en scène
et appui dramaturgique

Mathieu Leroux

Scénographie et costumes
Karine Galarneau

Lumières et vidéo
Robin Kittel-Ouimet

© L'Arche Éditeur

Résumé

Avec cette pièce, Elfriede Jelinek poursuit une démarche singulière et radicale qui participe à l’émergence d’un nouveau type de théâtre où se croisent plusieurs arts de la scène. Jelinek offre une réinterprétation du mythe d’Orphée dans une perspective féministe et existentielle. Ici, Eurydice est une auteure qui n’arrive pas à vivre de son art ; elle vit dans l’ombre d’Orphée, ultime rock star. Il est l’astre brûlant, elle se consume à son contact. Elfreide Jelinek démuselle Eurydice, lui donne une voix. Ce faisant, elle nous invite à entendre une parole essentielle — une réflexion sur l’image projetée de la femme, sur l’éphémère, le désir et l’obsession de l’éternelle jeunesse. Elle brosse un portrait sans ménagement d’une société patriarcale et pose la question suivante : « La femme n’est-elle qu’une ombre soumise à des dictats sociaux ? »

Adaptée pour deux actrices, une danseuse contemporaine et un musicien, l’œuvre est une décharge absolument nécessaire, un théâtre audacieux, délivré du drame, qui donne une liberté totale aux créateurs et sollicite tout autant l’inventivité du spectateur.