Avec
Alice Pascual
Frédéric Lavallée

Environnement sonore
Jon Lachlan Stewart

Scénographie
Cédric Lord

Éclairages et accessoires
Zoe Roux

Résumé

Encore cette année, Madame Catherine vient nous plonger dans notre inavouable désarroi. Après son succès au printemps 2018, le Prospero reçoit en reprise la comédie noire de l’autrice albertaine Elena Belyea, qui s’avère toujours aussi cruellement pertinente. L’enseignante de primaire passe du profilage racial à l’obsession sécuritaire, avec en arrière-plan la crainte viscérale d’une tuerie de masse, et le besoin de s’en prémunir par tous les moyens.

Le public, pris à parti, se trouve immédiatement immergé dans cet univers angoissant, interpelé par la logorrhée exaltée d’une femme qui exprime la déroute d’une société obsédée par la sécurité. La comédienne Alice Pascual interprète fougueusement ce personnage d’enseignante qui veut à tout prix protéger ses enfants, et réussit à le rendre à la fois alarmant et hilarant. Elle illustre notre crainte des tueries de masse, notre besoin de s’en prémunir par tous les moyens. La pièce, traduite par l’auteur Olivier Sylvestre, est mise en scène par Jon Lachlan Stewart, qui s’était auparavant fait connaître avec Big Shot dans la même salle. Avec sa compagnie Théâtre Surreal SoReal, il souhaite établir un réel échange entre les communautés francophone et anglophone d’ici. Avec Madame Catherine prépare sa classe de troisième à l’irrémédiable, la conversation est bien amorcée.

 


DANS LES MÉDIAS

Une comédie noire, grinçante à souhait, un solo qui cristallise ingénieusement le régime de terreur qui prend chaque jour un peu plus d’emprise sur nos vies.
Christian St Pierre, Le Devoir

La performance d’Alice Pascual est magistrale dans le rôle de cette professeure tellement aimante et préoccupée par la sécurité de ses élèves qu’elle en vient à alimenter le climat de peur envahissant plutôt qu’à le prévenir.
— Sarah Thibault, Montheatre

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