Avec
Charles Voyer

Conseil dramaturgique
J.J. Houle

Conception sonore
et musique originale

Hans Martin

Éclairages
Flavie Lemée

Scénographie et costumes
Léo Gaudreault
et Michaëlle Morasse

Durée
Environ 1 h

Résumé

Le Théâtre indépendant conçoit une performance déjantée, s’empare d’un monument du théâtre contemporain, en extrait une toute nouvelle trame autour de la perte de l’innocence, de la chute inéluctable d’une femme perdue, de la puissance du plaisir sexuel.

Version mutilée du Quartett de Heiner Müller, elle-même relecture radicale des Liaisons dangereuses de Laclos, la pièce prend l’angle d’un personnage secondaire dans les deux œuvres précédentes : Madame de Tourvel, épouse fidèle détournée de ses principes religieux et moraux. Croupissant dans l’abîme fantasque de ses souvenirs, elle ne peut s’empêcher de rejouer – non sans plaisir – le moment de sa chute. Le combat qui s’apparentait chez Müller à une joute des sexes se transpose ici en une guerre intérieure ayant choisi le corps de Tourvel comme champ de bataille. Déchirée, elle devra chercher une nouvelle voie pour assurer son extradition d’un univers polarisé dont personne ne sort vainqueur. Quartett solo est le plus récent opus d’un cycle autour des thèmes du désir et de la mort amorcé avec les deux pièces précédentes du Théâtre Indépendant. À peine diplômé du Conservatoire d’art dramatique, l’acteur performeur Charles Voyer donne la parole à une femme au destin déconcertant, d’épouse éternelle à terroriste usant de sa propre mort comme acte révolutionnaire. La guerre est ici intérieure.

 


DANS LES MÉDIAS

Il y a des shows qui vous marquent par leur originalité, leur audace, leur prise de risque. C’est le pari réussi de la pièce à tendance queer Quartett Solo (…) Charles Voyer livre une performance radicalement contemporaine.
L. Neria, Atuvu

L’adaptation que propose Voyer témoigne d’une compréhension fine de l’oeuvre de Müller et de ses enjeux.
F. Jardon-Gomez, Le Devoir

Je voulais porter la parole de ce personnage vivant des choses reliées à la perte de l’innocence et à l’apprentissage de la violence. Mon approche est davantage performative, altersexuelle [queer], donc voulant échapper à la catégorisation genrée. Je ne joue jamais le genre du personnage, mais plutôt les enjeux reliés à sa position dans l’histoire.
Entrevue avec Charles Voyer dans Le Devoir


EN IMAGES




Photos 1 et 2 Antoine Racine, photos 2 et 3 Le Théâtre indépendant


PROSPERO +

Rencontre-discussion avec l’équipe du spectacle après la représentation du jeudi 13 février.