LABO#5
CABARET
NOIR

Scène principale

Résumé

« Cabaret Noir est à la fois une grande célébration autour du concept de la négritude et un espace pour ne pas se laisser encapsuler et essentialiser par la construction limitée de cette noircité, de cette sombritude.

Puisqu’il n’est pas possible d’échapper à notre corps, pourquoi ne pas honorer cette condition, cette identité, ce fardeau, cette beauté. Avec ce terrain de jeu qui nous est offert, à la fois champs de coton et arène de cirque, entre essai et cabaret, on se lance z’yeux fermés, poings levés.

Grand-messe, happening et plaidoyer, Cabaret Noir est un clin d’œil à la désinvolture de Cabaret Neiges Noires et à l’insouciance des bals nègres du Paris des années 30.

On se joue des clichés, du folklore, des préjugés. On convoque les mots de Frantz Fanon, de Nina Simone, de Dany Laferrière et de Spike Lee. On laisse le discours se construire et se contredire. On y observe comment une enveloppe corporelle a le pouvoir d’aiguiser les instincts et de dicter les destins.

À une époque où l’on peut prétendre tout à la fois à la trajectoire de George Floyd et celle de Barack Obama, Cabaret Noir est un espace profane et sacré pour réclamer le droit de se dire, de se raconter, de s’inventer et ultimement, ne pas se laisser définir par une quelconque autorité. » — Mélanie Demers

  • Sous la direction de

    Mélanie Demers

  • Interprétation

    Vlad Alexis, Florence Blain Mbaye, Stacey Désilier, Anglesh Major

  • Lumières

    Paul Chambers

En vidéo
Journal de bord
« Une panoplie de références aux œuvres phares des cultures afrodescendantes d’Amérique du Nord composent le sous-texte de ce processus de création à la distribution complètement noire. Un choix qui entre en cohérence avec les désirs de la chorégraphe de célébrer les multiples façons de vivre et concevoir son identité noire, du rapport au militantisme et à la dimension politique des corps noirs dans l’espace de la création artistique. »
Mélanie Demers
Artiste multiplateforme, Mélanie Demers fonde la compagnie MAYDAY en 2007 et y explore le lien puissant liant le poétique et le politique. C’est dans cette perspective qu’elle crée Les Angles morts (2006), Sauver sa peau (2008), Junkyard/Paradis (2010) et Goodbye (2012). Avec MAYDAY remix (2014), elle pousse encore plus loin le mariage des genres et l’hybridation des formes. Sa fascination pour la cohabitation du mot et du geste se cristallise avec WOULD (2015). En 2016, elle débute un nouveau cycle de création avec Animal Triste et Icône Pop. Les deux oeuvres parcourent les deux côtés de l’Atlantique. En 2017, elle est invitée à oeuvrer à l’étranger à titre de chorégraphe pour la compagnie Skånes Dansteater à Malmö, en Suède, pour la création de Something About Wilderness. À ce jour, Mélanie Demers compte une vingtaine de créations à son actif. Elle a présenté ses œuvres dans une quarantaine de villes en Europe, en Amérique, en Afrique et en Asie.