LABO#4
LA FIN DE
L’HOMME ROUGE

Scène principale

Résumé

« Je pose des questions non sur le socialisme, mais sur l’amour, la jalousie, l’enfance, la vieillesse. Sur la musique, les danses, les coupes de cheveux. Sur les milliers de détails d’une vie qui a disparu. C’est la seule façon d’insérer la catastrophe dans un cadre familier et d’essayer de raconter quelque chose. De deviner quelque chose… L’histoire ne s’intéresse qu’aux faits, les émotions, elles, restent toujours en marge. Ce n’est pas l’usage de les laisser entrer dans l’histoire. Moi, je regarde le monde avec les yeux d’une littéraire et non d’une historienne. » — Svetlana Aleksievitch

Que se passe-t-il pour les humains quand l’édifice socio-économico-politique de leur pays bascule du jour au lendemain ? À travers les témoignages de trajectoires humaines immenses, plus tragiques et romanesques que toutes les fictions, La fin de l’homme rouge raconte ce que fut le communisme, sa chute, et le grand désenchantement du rêve capitaliste. Ce récit de la Russie intérieure fascine, car il nous montre des humains être à la fois monstrueux et sublimes. Et parce que nous sentons nous aussi parfois l’édifice de notre société trembler.

  • D’après le roman de

    Svetlana Aleksievitch

  • Sous la direction de

    Catherine de Léan

  • Avec

    Paul Ahmarani, Larissa Corriveau, Catherine De Léan, 
Benoît Mauffette, Dominique Quesnel

  • Projections

    Gonzalo Soldi

En vidéo
Journal de bord
« Les monologues nous mettent en présence de consciences hantées où se mêlent déni, nostalgie, pudeur des émotions, aveu et trauma. L’enchaînement des voix laisse poindre les clivages entre générations, le poids d’un héritage lourd en cas de conscience et en incompréhension. »
Catherine De Léan
Diplômée du Conservatoire d’art dramatique de Montréal en 2005, Catherine De Léan cofonde la troupe DuBunker avec laquelle elle interprète Zina dans Le songe de l’oncle (m.e.s. Igor Ovadis). Elle joue ensuite avec les metteurs en scène René Richard Cyr (L’effet des rayons gamma sur les vieux garçons de M. Tremblay), Alexandre Marine (Vanessa Galeznova de M. Gorki) ou Michel Monty (Le misanthrope). À la télévision elle joue notamment dans les séries Annie et ses hommes, 30 vies, Mémoires vives, Mensonges, L’imposteur, District 31. Au cinéma, elle se fait connaître en 2006 avec La vie secrète des gens heureux de Stéphane Lapointe (Prix de la meilleure actrice au Festival de film de Whistler). En 2012, elle tient le rôle principal dans Nuit # 1, d’Anne Émond (finaliste aux Jutra dans la catégorie meilleure actrice). Elle joue en Allemagne dans les films Sclussmacher de Matthias Schweighöfer, et Simon sagt Aufwiedersehen zu seiner Vorhaut de Viviane Anderegen. On la voit également dans À vos marques… Party ! de Frédérik d’Amours, La capture de Carole Laure, Le banquet de Sébastien Rose, Le vrai du faux d’Émile Gaudreault, Embrasse-moi comme tu m’aimes d’André Forcier et Le Fils de Jean de Philippe Lioret, Gold d’Éric Morin, Wolfe de Francis Bordeleau.