Platonov amour haine et angles morts
D’après
Anton Tchekhov
Traduction
André Markovicz,
Françoise Morvan
Mise en scène
Angela Konrad
Avec Violette Chauveau Samuël Côté Pascale Drevillon Renaud Lacelle-Bourdon Debbie Lynch-White Marie-Laurence Moreau Diane Ouimet Olivier Turcotte
20 novembre au 15 décembre 2018
Résumé
Ce grand classique de Tchekhov est sa toute première pièce ; elle surgit, sans titre, des années après la mort de l’auteur sous une forme inachevée. Et pourtant, elle contient TOUT Tchekhov : l’observation minutieuse d’une société en déliquescence, suspendue entre stagnation, ennui et devenir incertain dans laquelle les individus se heurtent les uns contre les autres en éprouvant le vide qui les habite. Les relations familiales, le couple, l’économie amoureuse et sexuelle, l’émancipation féminine, le nihilisme constituent les thèmes majeurs de cette dramaturgie débordante. C’est pourquoi elle demeure d’une si grande actualité et continue de fasciner. L’œuvre sera réinterprétée et défendue sous un angle nouveau par une équipe de comédiens et comédiennes qui s’y jetteront à corps perdus.
L’adaptation de l’audacieuse metteuse en scène Angela Konrad interroge l’expérience amoureuse dans la modernité sous forme d’une reconstitution d’un meurtre passionnel. Platonov, amour haine et angles morts nous mène tout droit dans l’intimité des relations humaines pour en montrer la part obscure. Elle tente d’éclairer l’individu contemporain et son rapport à l’amour et ses pathologies. En arrière-plan transparaissent les références romanesques de l’auteur : Sacher Masoch, Nietzsche, le révolutionnaire Bakounine, Tourgueniev. Une pièce qui émerge de la littérature et des considérations philosophiques et politiques de son temps dans une mise en scène qui bouscule aussi les codes de la représentation théâtrale.
Durée approximative : 2 h sans entracte
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Prospero +
Rendez-vous du mercredi
Mercredi 28 novembre 2018 après la représentation
Un moment privilégié de rencontre et de discussion autour de la pièce, en présence de l’équipe artistique et d’une invitée spéciale : LYNE HAINS — Elle se spécialise dans l’exploration du théâtre des femmes au Québec. Professeure au département de littérature, français et théâtre du Cégep Édouard Montpetit, elle est détentrice d’un PhD en études littéraires et théâtre de l’UQAM, en cotutelle avec l’École Normale Supérieure de Lyon.
Coproduction
Le Groupe de la Veillée et La Fabrik
De
Anton Tchekhov
Traduction
André Markovicz, Françoise Morvan
Mise en scène, adaptation, conception costumes et espace scénique
Angela Konrad
Avec
Violette Chauveau, Samuël Côté, Pascale Drevillon, Renaud Lacelle-Bourdon, Debbie Lynch-White, Marie-Laurence Moreau, Diane Ouimet, Olivier Turcotte
Assistance à la mise en scène, régie son et lumière
William Durbau
Conception lumière
Cédric Delorme-Bouchard
Conception sonore
Simon Gauthier
Photographies, intégration et régie vidéo
Julien Blais
Assistance aux costumes
Fruzsina Lanyi
Second assistant
Hubert Rivest
Recherche dramaturgique
François Genest
Photos
En vidéo
En son
Discussion autour de Platonov amour haine et angles morts
Avec Angela Konrad et Carmen Jolin
Dans les médias
Mise en scène implacable (…) Une spectaculaire embardée scénique (…) Les comédiens se surpassent (…) Superbement habillé par la conception lumière de Cédric Delorme-Bouchard et son pendant sonore de Simon Gauthier. (…) Dans ce spectacle, il y a beaucoup d’audace, de la truculence.
Mario Cloutier, La Presse La direction d’acteur est d’une précision redoutable. (…) Avec ce Platonov, on revient à l’essence du théâtre. Un texte, des corps et des voix pour raconter une histoire, des comédiennes et des comédiens qui soudain nous bouleversent (…)
Michelle Chanonat, Revue Jeu C’est un travail de recherches faramineux qu’Angela Konrad a réussi à transposer sur scène. (…) Haute en intensité, la pièce donne à voir un jeu d’une brillante authenticité.
Alexane Roy, Montheatre Une mise en scène dynamique et pleine d’ironie (…) Un spectacle fourmillant, chaotique et insaisissable, on peut aimer ou détester mais on ne peut rester indifférent.
Marie-Claire Girard, Théâtre Cambresis La mise en scène d’Angela Konrad brille par sa rigueur esthétique et son indéniable charge électrique.
Léa Arthemise, Atuvu