Scène principale

PLATONOV
AMOUR HAINE
ET ANGLES MORTS

D’après
Anton Tchekhov

Traduction
André Markovicz, Françoise Morvan

Version québécoise
Michel Tremblay

Adaptation, scénographie et mise en scène
Angela Konrad

Avec Violette Chauveau, Samuël Côté, Pascale Drevillon,
Renaud Lacelle-Bourdon, Debbie Lynch-White, Marie-Laurence Moreau, Diane Ouimet, Olivier Turcotte

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novembre 2021
mardi 2320 h
mercredi 2419 h
jeudi 2520 h
vendredi 2619 h
samedi 2716 h
mardi 3020 h
décembre 2021
mercredi 119 h
jeudi 220 h
vendredi 319 h
samedi 416 h
mardi 720 h
mercredi 819 h
jeudi 920 h
vendredi 1019 h
samedi 1116 h
Résumé

Sous les atours enjôleurs et rieurs de Platonov se cachent un être désillusionné par son époque, habité d’un mal de vivre et d’un spleen d’une grande profondeur qui le rend cruel. Jamais cynique, il n’hésite cependant pas à confronter tour à tour les invités, les plaçant devant leur réalité bien souvent dissimulée sous des masques plus ou moins convaincants. Au fil des intrigues qui se nouent entre les différents personnages, autant Platonov les place devant leur propre déchéance, autant il comprend peu à peu son appartenance à ce monde en perdition.

« Sous ces angles morts, ce lieu où l’inconscient travaille en dépit des mots qui peuvent être prononcés, Platonov nous dit que seule la vérité compte. C’est ce qu’il fait en plaçant chacun des personnages devant une sorte de miroir existentiel.

Ce qui m’intéresse ici, c’est de révéler le fonctionnement et les dysfonctionnements des relations intimes et ce que cela nous apprend sur nous-mêmes. C’est un champ de bataille, un jeu d’échec où il est possible de tricher. » — Angela Konrad

  • Coproduction

    Le Groupe de la Veillée et La Fabrik

  • D’après

    Anton Tchekhov

  • Traduction

    André Markovicz, Françoise Morvan

  • Version québécoise

    Michel Tremblay

  • Adaptation, scénographie et mise en scène

    Angela Konrad

  • Avec

    Violette Chauveau, Samuël Côté, Pascale Drevillon, Renaud Lacelle-Bourdon, Debbie Lynch-White, Marie-Laurence Moreau, Diane Ouimet, Olivier Turcotte

  • Conception lumière

    Cédric Delorme-Bouchard

  • Concepteur sonore / Régie

    Simon Gauthier

  • Photographies, intégration vidéo

    Julien Blais

  • Assistance aux costumes

    Fruzsina Lanyi

  • Assistance à la mise en scène

    William Durbau

Toute la pièce
Cette toute première pièce de Tchekhov surgit, sans titre, des années après la mort de l’auteur sous une forme inachevée. Tchekhov n’a que 18 ans lorsqu’il écrit Platonov et pourtant, elle contient déjà TOUT Tchekhov.
Chaque été, la jeune veuve d’un haut gradé militaire, Anna Petrovna, a la tradition de convier membres de sa famille et amis proches dans son manoir campagnard. Ruinée, elle sait qu’elle devra bientôt se départir de cette demeure, mais se refuse à accepter cette triste réalité.
Parmi les convives, où se côtoient aristocrates fauchés et bourgeois nantis, se trouve le jeune Platonov, un membre déchu de la petite noblesse russe qui s’est résigné à devenir instituteur. L’homme est enjoué, blagueur et séducteur. Bien que marié, Platonov n’hésite pas à passer d’aventure en aventure. La réception devient rapidement le théâtre d’un jeu de séduction où chacun des quatre personnages féminins s’entiche à sa manière de Platonov, qui ne se fait d’ailleurs pas prier pour les faire succomber à ses charmes.
Reste que sous les atours enjôleurs et rieurs de Platonov se cachent un être désillusionné par son époque, habité d’un mal de vivre et d’un spleen d’une grande profondeur qui le rend cruel. Jamais cynique, il n’hésite cependant pas à confronter tour à tour les invités, les plaçant devant leur réalité bien souvent dissimulée sous des masques plus ou moins convaincants.
Au fil des intrigues qui se nouent entre les différents personnages, autant Platonov les place devant leur propre déchéance, autant il comprend peu à peu son appartenance à ce monde en perdition. Délaissant alors les quatre femmes qui cherchent à le conquérir, il se réfugie dans l’alcool. L’une d’elles, Sofia, qui fait tout au long de la pièce écho à la lucidité de Platonov, réalise l’impossibilité de tout avenir meilleur en compagnie du personnage-titre et finit par commettre l’irréparable en l’assassinant.
Angela Konrad
D’origine allemande, Angela Konrad a immigré au Canada après avoir étudié et travaillé pendant une vingtaine d’années en Allemagne et en France où elle a été artiste associée au Théâtre des Bernardines à Marseille. Elle concentre son travail sur Shakespeare, Brecht et Heiner Müller. Elle approfondit ses recherches théoriques sur la dramaturgie en soutenant une thèse de doctorat sur l’œuvre de Heiner Müller à l’Université de Paris X. En 2011, à son arrivée à Montréal, elle fonde la compagnie de théâtre LA FABRIK. Rapidement, elle fait sa marque dans le paysage théâtral québécois. Ces 10 dernières années, elle a créé et présenté une quinzaine d’œuvres à l’Usine C, au Théâtre de Quat’Sous, au Théâtre du Nouveau Monde et au Prospero.
Depuis juin 2021, Angela Konrad dirige l’École supérieure de théâtre de l’UQAM où elle enseigne la mise en scène. Elle est la lauréate 2021 de la bourse Jean-Pierre Ronfard, décernée par la Fondation Lorraine Pintal avec le soutien de la Caisse Desjardins de la Culture, une distinction qui vient souligner l’audace et la rigueur de ses adaptations de grands textes classiques et contemporains. Cette bourse lui permettra, notamment, de travailler à la conception d’un projet de création pour le TNM où elle a fait son entrée avec Fleuve de Sylvie Drapeau, en 2019.
Le travail théâtral à LA FABRIK se fonde sur la relecture de textes du répertoire, de textes contemporains et d’écritures non dramatiques à la lumière d’interrogations critiques du monde actuel. Ce travail de recherche et de création interroge les courants de pensée du monde contemporain en remettant en question les modes de fonctionnement de la création artistique. LA FABRIK explore, creuse et ne cesse de déployer le théâtre dans le théâtre comme métaphore privilégiée de l’humain aux prises avec les contradictions de la vie et de l’Histoire.
Michel Tremblay
L’œuvre de Michel Tremblay comprend 28 pièces de théâtre, 30 romans, 6 recueils de récits autobiographiques et 1 recueil de contes, 7 scénarios de films ou de télévision, 46 traductions ou adaptations d’auteurs étrangers, 12 pièces et 12 récits parus dans des publications diverses, 1 livret d’opéra, 1 cycle de chansons, 1 spectacle symphonique et 2 comédies musicales ainsi que les paroles d’une quinzaine de chansons pour Pauline Julien, Renée Claude, Monique Leyrac et Ginette Reno. On compte par ailleurs plus de 2 250 mises en scène de ses œuvres dans près de 50 pays autour du monde. Traduites dans 40 langues, plusieurs œuvres dramatiques de Michel Tremblay ont été acclamées à l’étranger. On a monté ses pièces dans de nombreuses villes du Canada et des États Unis, ainsi qu’en Grande Bretagne, en France, en Belgique, en Australie, aux Pays-Bas, en Italie, en Suède, au Danemark, en Suisse, au Chili, en République démocratique du Congo, en Finlande, en Allemagne, au Venezuela, en Roumanie, au Japon, en Espagne, au Brésil et à Cuba. Toutes sont publiées en anglais ainsi que quelques-unes en allemand, en arabe, en italien et en écossais, entre autres. Il existe même des versions en yiddish et en moré des Belles-sœurs.
Michel Tremblay a reçu plus de 80 prix au cours de sa carrière, dont le Prix Prince Pierre de Monaco, le Prix Gilles-Corbeil de la Fondation Émile-Nelligan et le Grand Prix de la Francophonie de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre.
Photos
Dans les médias
  • Mise en scène implacable (…) Une spectaculaire embardée scénique (…) Les comédiens se surpassent (…) Dans ce spectacle, il y a beaucoup d’audace, de la truculence.

  • La direction d’acteur est d’une précision redoutable. (…) Avec ce Platonov, on revient à l’essence du théâtre. Un texte, des corps et des voix pour raconter une histoire, des comédiennes et des comédiens qui soudain nous bouleversent (…)

  • Une mise en scène dynamique et pleine d’ironie (…) Un spectacle fourmillant, chaotique et insaisissable, on peut aimer ou détester mais on ne peut rester indifférent.

  • Photo de la marquise

    Maxyme G. Delisle / Consulat