Scène principale

QUAND NOUS
NOUS SERONS
SUFFISAMMENT
TORTURÉS

Douze variations sur Pamela de Samuel Richardson

Texte
MARTIN
CRIMP

Traduction
et mise en scène
Christian Lapointe

Avec Céline Bonnier, Lise Castonguay, Laura Côté-Bilodeau, Emmanuel Schwartz

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février 2022
mardi 1520 h
mercredi 1619 h
jeudi 1720 h
vendredi 1819 h
samedi 1916 h
mardi 2220 h
mercredi 2319 h
jeudi 2420 h
vendredi 2519 h
samedi 2616 h
mars 2022
mardi 120 h
mercredi 219 h
jeudi 320 h
vendredi 419 h
samedi 516 h
Résumé

La pièce s’inspire librement du roman du XVIIIe siècle, Pamela ou la vertu récompensée de Samuel Richardson. L’œuvre à succès de Richardson, qui suscita frénésie et indignation à sa sortie en 1740, préfigurait déjà Les liaisons dangereuses de Laclos (1782) et aurait également influencé Sade pour Justine ou les Malheurs de la vertu (1791).

Dans son adaptation libre du roman, Martin Crimp se concentre sur les zones d’opacité du rapport entre les personnages Homme et Femme. Il explore la brutalité du désir et du pouvoir masculin. Il s’attarde sur le duel entre les protagonistes et les rapports de domination qui persistent à ce jour dans nos fictions comme dans nos sociétés contemporaines (genre, classe, etc.)

« Cette pièce avait suscité beaucoup d’émois à sa création au Théâtre national de Londres en 2019. Elle ne met pas en scène des enfants de chœur. Se tenant constamment sur la ligne de crête, pour citer Laure Adler à propos de l’auteur, les figures qu’ils convoquent, Crimp en fait, en quelque sorte, le procès sans connaître l’issue de la délibération laissant le soin à l’assistance de tenir le rôle du jury et de l’accusé tout à la fois. Il y a longtemps qu’il ne parle plus de son écriture comme étant une écriture mettant en scène des dialogues. Il parle plutôt de transactions. En ce que le langage entre nous est pouvoir et à la fois le vecteur de la violence de ce pouvoir. L’auteur nous donne à voir et à entendre la violence du monde qui se produit derrière des portes closes, mais aussi en plein jour, sous les yeux des passants et des complices, des collaborateurs et des clients. » — Christian Lapointe

  • Coproduction

    Le Groupe de la Veillée et Carte Blanche

  • Texte

    Martin Crimp

  • Traduction et mise en scène

    Christian Lapointe

  • Avec

    Céline Bonnier, Lise Castonguay, Laura Côté-Bilodeau, Emmanuel Schwartz

  • Dramaturgie

    Andréane Roy

  • Assistance à la mise en scène

    Emanuelle Kirouac-Sanche

  • Lumières

    Anne-Marie Rodrigue Lecours

  • Costumes

    Virginie Leclerc, assistée de Fruzsina Lanyi

  • Décor et accessoires

    Claire Renaud

  • Musique

    Nicolas Basque

  • Intégration sonore

    Gabriel Filiatrault

  • Intégration vidéo

    Lionel Arnould, Dominique Hawry

  • Maquillage

    Justine Denoncourt

Le texte original de Martin Crimp est disponible à L’Arche dans la traduction de Christophe Pellet et Guillaume Poix. www.arche-editeur.com
Martin Crimp
L’auteur britannique Martin Crimp, né à Dartford en 1956, est une figure incontournable de la dramaturgie contemporaine. Héritier de Samuel Beckett, d’Eugène Ionesco et de Harold Pinter, le théâtre de Crimp se caractérise par un travail d’exploration et d’expérimentation sans cesse renouvelé. Sa dramaturgie en est une qui questionne autant les codes réalistes de la représentation fictionnelle que les conventions d’écriture liées à la construction du personnage et de la fable. L’un des thèmes de prédilection de Crimp est celui des rapports de domination entre les individus, dans les sphères de l’intime et du politique. Ses pièces ouvrent généralement sur une situation réaliste qui a les apparences de la banalité, mais à l’intérieur de laquelle l’auteur introduit graduellement des fissures et de l’étrangeté, laissant ainsi affleurer les jeux de pouvoir, la violence enfouie ainsi que les zones de désir et d’opacité intrinsèques aux relations interpersonnelles.
Martin Crimp est l’un des rares dramaturges du théâtre contemporain anglais, avec Sarah Kane et Caryl Churchill, qui ait su traverser les frontières avec succès. Ses pièces sont inscrites au répertoire de nombreux théâtres en Europe et en Amérique.
Christian Lapointe
Auteur, metteur en scène, acteur et pédagogue, Christian Lapointe est l’une des têtes chercheuses du théâtre de création au Québec. Depuis le début des années 2000, ses œuvres ont été présentées à Québec, Montréal, Ottawa, Avignon… Il a mis en scène deux pièces pour Carte Blanche avant d’en devenir codirecteur artistique, en 2013, d’abord en duo avec le scénographe Jean Hazel, puis en solo, depuis juin 2017. Il trace depuis une vingtaine d’années un parcours singulier créant des objets théâtraux d’une exigeante densité.
Christian Lapointe travaille, selon les mots du critique Hervé Guay, à des « expériences atypiques dont on sort rarement indemne », que ce soit à travers ses relectures d’auteurs symbolistes (Yeats, Maeterlinck, Villiers de L’Isle-Adam, dont il a monté Axël, qualifié d’irreprésentable, en 2006), une mise en scène d’un diptyque de textes de Marguerite Duras, en 2013, ou des écritures de plateau de textes contemporains (Vu d’ici, d’après le roman de Mathieu Arsenault, en 2008, L’enfant matière de Larry Tremblay, en 2012, Outrage au public de Peter Handke et Oxygène de Yvan Viripaev, en 2013, Dans la République du bonheur de Martin Crimp, en 2015, mais aussi des textes de Claude Gauvreau, Fausto Paravidino et Mark Ravenhill).
Son travail a été récompensé à plusieurs reprises (Prix John-Hirsch du Conseil des arts du Canada ; prix décernés par l’AQCT, en 2014, 2015 et 2016, pour les pièces Oxygène, Tout Artaud?!, Dans la République du bonheur, Sauvageau Sauvageau). En 2016, il était finaliste du Prix Siminovitch, qui rend honneur à l’excellence et à l’innovation dans le milieu du théâtre canadien.
Photos
  • Photo de la marquise

    Maxyme G. Delisle / Consulat