Saison
2022-2023

Salle principale

  • 📺
    Projection spéciale le 10 septembre

    Walking: Holding

    31 août au 11 septembre 2022
    Salle principale

    Une oeuvre de Rosana Cade (Glasgow)

    Que se passe-t-il lorsque deux personnes inconnues se tiennent la main en public?

    Quel lien intime pouvons-nous développer avec un individu à peine rencontré?

    Walking:Holding est une expérience nomade singulière conçue pour une personne du public à la fois. Au cours d’un déambulatoire d’une quarantaine de minutes à travers la ville, chaque spectateur·rice tient la main de six participant·es montréalais·es d’âges, de genres, de milieux sociaux, d’identités culturelles et sexuelles différents. Les duos ainsi formés suivent une route minutieusement réfléchie et préalablement établie. Ils peuvent garder le silence ou discuter. Aucune interaction n’est scriptée, laissant l’espace ouvert à une connexion instinctive et organique. Une occasion d’explorer la diversité sociale et les codes culturels de notre métropole, sous un nouvel angle.

  • Mademoiselle Agnès

    27 septembre au 15 octobre 2022
    Salle principale

    Une création du Théâtre Point D’Orgue

    Adaptation contemporaine et féminine du Misanthrope de Molière, la comédie grinçante Mademoiselle Agnès met en scène une ancienne écrivaine au succès fulgurant devenue critique sans pitié. Agnès ne mâche pas ses mots et offre la vérité crue à ceux et celles qui croisent son chemin, artistes comme ami·es. Elle n’hésite pas à souligner les travers des gens qui gravitent autour d’elle dont Sascha, son splendide amoureux, acteur célébré suivi de près par ses groupies aux discours artistiques creux; Elias, l’utopiste-itinérant qui squatte son appartement; son fils Orlando, musicien très moyen et Fanny, amie de longue date qu’elle héberge depuis son divorce.

    Agnès fait preuve d’un souci d’honnêteté ultime et c’est ce qu’elle attend de son entourage en retour. Selon ses proches, son rejet total des mondanités et des non-dits révèle plutôt une tendance sociopathe. N’avons-nous pas besoin d’un peu d’hypocrisie et de mensonges pour faire fonctionner rondement la société? Le jeu de l’absolue vérité mène-t-il irrémédiablement à une certaine marginalité, à une solitude forcée?

  • DÉCLARATIONS

    1er au 19 novembre 2022
    Salle principale

    Une création du Prospero
    En coproduction avec MAYDAY

    Dans l’avion, peu après avoir appris que sa mère est atteinte d’un cancer incurable, l’artiste canadien de renommée mondiale Jordan Tannahill écrit dans l’urgence des centaines d’affirmations. Les réminiscences s’entremêlent, se côtoient, oscillent entre beauté et traumatisme. L’auteur note les objets, les événements, les sensations, les souvenirs visuels, olfactifs ou auditifs qui lui traversent l’esprit : la balançoire dans la cour, l’odeur du gazon fraîchement coupé, le Big Bang, sa mère qui coupe des oignons dans la cuisine un dimanche après-midi. Ces courtes phrases tentent de capturer l’essence d’une vie, d’encapsuler une existence en voie de s’éteindre.

    Sur scène, une envoûtante machine théâtrale s’active alors que cinq interprètes performent un geste sur chacune de ces courtes déclarations. Hors de question de répéter les mêmes mouvements d’une représentation à l’autre. La partition gestuelle générée chaque soir de manière spontanée reste vivante et vibrante. Un réel défi pour les performeur·euses qui doivent constamment renouveler l’impulsion et redécouvrir chaque phrase.

  • LE GRAND LANCEMENT

    8 au 10 décembre 2022
    Salle principale

    Une création des Bénés

    Les Bénés vous convient à un grand événement pour célébrer la concrétisation d’un rêve : le lancement de leur premier livre collectif. Après plusieurs mois de dur labeur, elles publient enfin un regroupement de textes, un essai ludique sur le rôle et la professionnalisation des jeunes artistes. Pour l’occasion, une trentaine d’actrices, créatrices et autrices émergentes investissent la scène et l’espace du Prospero pour un spectacle-événement festif. Elles célèbrent les funérailles de leur époque néophyte et enterrent leur statut de relève. Soyez-y! Pas besoin de vous habiller en noir!

  • SUR L’APPARITION DES OS DANS LE CORPS

    24 janvier au 11 février 2023
    Salle principale

    Une création Dans la Chambre

    Lorene a un don : les traumatismes, les accidents, les entailles et les multiples fractures ne la font pas souffrir ni mourir. Elle se lance en bas de ponts, de ravins, d’édifices, en bas de tout et de n’importe quoi, dans le but de ressentir quelque chose, mais rien ne la blesse. Elle s’est cassé tous les os du corps simultanément, même ceux dont on ne connaît pas le nom. En vain.

    À travers cette recherche désespérée de sensations, il est question d’angles, de dimensions, de périmètre et de densité pour tenter d’expliquer la distance qui se creuse entre son amoureux Godfrey et elle. Puis, vient le moment de la catastrophe, le déclenchement d’une longue chute qui traverse les époques, les ères, l’explosion cambrienne, l’Égypte ancienne, les temps ancestraux.

  • SI VOUS VOULEZ DE LA LUMIÈRE

    28 février au 11 mars 2023
    Salle principale

    Une création des Songes turbulents

    Faust, oncologue réputé dans un hôpital parisien d’aujourd’hui, tombe amoureux de l’une de ses patientes, la botaniste Marguerite Weiner. Obnubilé par l’idée de la sauver à tout prix de la mort, il ne parvient pas à venir à bout de sa maladie incurable. Accompagné par l’inquiétant Méphisto, Faust noie ses remords dans une odyssée qui le fait échouer en Californie, parmi les mirages technologiques de la Silicon Valley, puis dans une île tourmentée.

    Une douzaine de dramaturges francophones, du Québec à Madagascar, en passant par la France, la Belgique, le Luxembourg, le Liban, le Bénin et Haïti, tissent ensemble Si vous voulez de la lumière, une réécriture contemporaine du Faust de Goethe. Chaque auteur·rice s’inspire très librement d’un épisode de la pièce originelle pour y donner son style et sa vision. En procédant par « pollinisation », leurs textes se répondent et s’influencent dans une fiction plurielle et une intrigue épique.

  • INSOUTENABLES LONGUES ÉTREINTES

    28 mars au 15 avril 2023
    Salle principale

    Une création du Prospero

    Entre New York et Berlin, quatre jeunes adultes se gavent de sexe, de drogue et de repas végétariens. Au cœur d’un mouvement d’autodestruction frôlant le cliché, ces trentenaires plongent dans une quête d’absolu à la fois féroce et mystique. Il est question d’avortement, d’adultère et de recherche avide de plaisir.

    Puis un vif pressentiment les envahit, une intuition presque divine : leurs vies changeront radicalement de direction. S’entame alors un dialogue avec l’univers. Tantôt dauphin, tantôt serpent, une douce voix apparaît pour les aider à traverser l’enfer et à ressentir l’impulsion. Celle qui part du centre. De soi. Une véritable étreinte pour l’âme, une promesse de plénitude.

  • LES EMPLOYÉS

    27 avril au 6 mai 2023
    Salle principale

    Une création de Chambre Noire

    À des millions de kilomètres de la Terre, dans un futur lointain, des employés travaillent sur le six millième vaisseau d’une puissante corporation d’exploration spatiale. Ces porteurs éphémères de la mission font preuve d’une efficacité remarquable, d’une nouvelle forme de productivité sans faille.

    À bord, il y a les humains, qui se demandent s’ils le sont encore. Ils se remémorent avec nostalgie de vagues souvenirs de ce qu’était autrefois leur maison sur Terre et de ce qu’ils y ont laissé. Il y a aussi les ressemblants, des immortels créés pour travailler, qui sont «nés» adultes et qui n’existent que dans un but technique. Lorsque de mystérieux objets sont ramenés à bord du vaisseau, la fragile cohabitation entre ces deux classes d’employés se lézarde et sombre dans la violence. Quelle sera la solution pour sauver la mission? Qui devra être sacrifié?

Salle intime

  • LE GARDIEN DES ENFANTS

    4 au 22 octobre 2022
    Salle intime

    Une création du Théâtre indépendant

    À l’instar du procédé de développement de photos argentiques en chambre noire, l’image nous apparaît peu à peu, baignée d’une lumière rougeâtre et étrange. Elle s’impose à notre rétine et s’y incruste, comme les traces laissées par la violence sur les corps et les esprits de celles et ceux qui en sont victimes.

    Seul en scène dans cette performance théâtrale déroutante et envoûtante, Charles Voyer évoque des souvenirs souvent embrouillés, fragments douloureux du passé qui ont marqué les étapes charnières de sa vie. Des attouchements subis en service de garde à la découverte des snuff movies, films violents d’une extrême cruauté, il questionne l’empreinte de ces évènements sur le développement de l’enfant et de l’adolescent qu’il a été, puis de l’adulte qu’il est aujourd’hui. Tel un rituel énigmatique dans ce lieu vaporeux, il navigue dans les méandres de sa mémoire et nous invite dans sa quête à la recherche d’une certaine quiétude, d’un apaisement.

  • NOLI

    8 au 26 novembre 2022
    Salle intime

    Une création de Virginie Daigle
    En coproduction avec Carte Blanche

    Jule, comédienne en mal d’amour et de contrats, gagne sa vie comme éducatrice en garderie. Entre deux auditions pour une publicité de poulet et un troisième rôle dans une série policière (qu’elle ne décrochera pas), elle trouve un peu de réconfort dans les histoires qu’elle invente et raconte aux enfants.

    Puis un jour, Jule découvre NOLI, une application de pornographie auditive féministe et bienveillante. Sa vie est chamboulée. Elle est absolument fascinée, voire avalée par ces voix à la fois si intimes et désincarnées. Cet univers fictionnel déclenche en elle de nouvelles idées, des perspectives neuves et inédites qui lui apprennent des choses sur elle-même. Portée par sa récente découverte, elle réalise que l’on gagnerait à s’adresser plus souvent aux adultes comme à des enfants, et aux enfants comme à des adultes; avec sincérité, patience et humilité.

  • GROS GARS

    31 janvier au 18 février 2023
    Salle intime

    Une création de La Banquette arrière

    Gros gars est l’alter-ego de l’auteur et comédien Mathieu Gosselin, une facette de sa personnalité qui apparaît fréquemment pour l’empêcher d’avancer. Né « deep and delicious, double crème, triple chocolat », puis devenu « pizza pochette, pogo et bâtonnets de poisson », Gros gars remet tout au lendemain, étourdi par ses peurs et les défaites du quotidien. Pour lui, la procrastination est un art de vivre. Mais son inconstance lui fait également prendre d’heureux détours qui s’avèrent parfois productifs et créatifs.

    Sur une scène encombrée d’artefacts technologiques en apparence vétustes tout droit sortis des années 80-90, Mathieu nous invite dans son univers et se dévoile doucement à travers sa poésie. Entre un vieux lecteur CD, une pile de poèmes écrits au secondaire et au Cégep qu’il nous lit au hasard et une multitude de t-shirts noirs de groupes rock différents, il fouille avec humour et humilité les reliques du passé. Il s’inquiète d’une foule de choses, dont la mort de la fiction, et se questionne sur le manque de rigueur, le doute, son propre potentiel et ce qu’il choisit d’en faire.

  • COUPER

    14 mars au 1er avril 2023
    Salle intime

    Une création des Compagnons Baroques

    Une femme écorchée et apeurée, agente de bord de métier, est poursuivie sans relâche par un homme. Elle le fuit, il la suit. Toujours. Quelque chose a eu lieu entre eux, mais elle ne précisera jamais quoi. Vient le moment où elle doit accepter l’inéluctable finalité : cesser de fuir et lui faire face, peu importe l’issue. Comment reprend-on le pouvoir sur soi et sur sa vie lorsqu’on l’a perdu? Ou pire, lorsqu’on ne l’a jamais eu?

    Jouant habilement avec avec les codes du cinéma d’horreur, Couper est une énigme théâtrale à mi-chemin entre le thriller noir et l’installation artistique. Cette plongée multiforme dans l’inconscient emprunte à l’univers toujours étrange, et parfois anxiogène, de David Lynch. Ici, les frontières entre le rêve et la réalité sont brouillées. Les choses et les êtres ne sont pas toujours ce qu’ils semblent être.

  • POINGS

    18 avril au 6 mai 2023
    Salle intime

    Une création de Opera Omnia

    Moi rencontre Lui lors d’un rave party. Dès le tout début, une peur s’installe chez Moi, une voix lui crie de partir, de fuir et de ne pas se retourner. Puis il y a Toi, une altération de Moi. Comme une dépossession graduelle, un dédoublement du regard de la femme sur elle-même et son incapacité à agir. C’est l’arrivée de Lui qui fait naître Toi.

    Poings relate une histoire d’amour et ses étapes charnières. Ouest : le contact initial, écrit comme la partition d’un morceau électro. Nord : le récit d’un rêve qui tourne au cauchemar, où la femme revisite les souvenirs d’une scène traumatique. Sud : un périple en voiture et le dialogue d’un couple ordinaire qui révèle la manipulation sournoise, les micro-agressions et l’aliénation au sein de la relation. Points : la matière matricielle, le chaos dans la boîte crânienne de la femme, d’où jaillissent les 4 directions cardinales. Est : le mouvement final, une fuite en Rollerblade, le retour à la maison.